Autisme : la douloureuse question du diagnostic | CommunicoTool

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Autisme: la douloureuse question du diagnostic

Il est difficile de distinguer au premier coup d’oeil une personne avec autisme d’une autre, pourtant elles seraient 650 000 en France.

S’il naît entre 8 000 et 12 000 enfants avec autisme chaque année en France, l’exercice du diagnostic se révèle délicat, d’une part, en raison du manque de formation des professionnels de santé à ce type de syndrome et d’autre part, en raison de la difficulté d’accès aux structures ou aux professionnels habilités à poser le diagnostic.

  • Le saviez-vous :  30% des médecins interrogés savaient que les TSA relèvent de troubles neurologiques contre 56% du grand public. Pour 23% des praticiens ayant répondu, les enfants autistes sont des patients atteints de psychose. (Sondage Opinion Way mars 2010)

A noter également qu’un diagnostic tardif est très dommageable pour ces enfants. En effet, il est généralement posé par les CRA (Centres ressources Autisme) qui sont habilités à le faire, mais malheureusement, il intervient trop tard. Ce délai ne permet pas de mettre en oeuvre les stratégies éducatives adaptées à ces jeunes enfants (+/- 2 ans) dans les temps où ils pourraient tirer parti de leur plasticité cérébrale naturelle, leur permettant des progrès comportementaux et cognitifs plus rapides.

En France, selon une enquête de l’IGAS, le temps d’attente avant diagnostic Autisme est 387 jours alors que les recommandations portent ce délai à 30 jours.

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Les CRA, aujourd’hui référents en matière d’autisme, constituent toutefois un espoir pour les familles. Le dispositif de professionnels compétents qui les composent (pédopsychiatres, psychomotriciens, orthophonistes, psychologues et documentalistes) se révèle souvent manquer de moyens et apportent une réponse encore insuffisante. Les nombreux tests cliniques au diagnostic, ainsi que la fonction d’accompagnement des familles, des aidants et de professionnels, restent des composantes précieuses mais leurs mises en oeuvre interviennent trop tard dans le processus. Or, s’agissant de l’Autisme, la rapidité de prise en charge est la clé.

Légitimement, nous pourrions penser que le réseau de professionnels indépendants de santé serait à même à soulager les CRA. Or il est constaté le nombre de professionnels médicaux formés aux méthodes de prise en charge n’augmente pas ou peu, et bon nombre de pédiatres actuellement en activité n’ont pas été formés au diagnostic de l’autisme.

Une autre solution pourrait être de se tourner vers le réseau des psychologues français. Mais là encore, les demandes auxquelles ils ont à faire face sont importantes et en constante augmentation. Sans compter que eux aussi ont été très peu formés aux méthodes comportementales, dans un pays qui, historiquement a promu les divers courants psychanalytiques contre tous les autres.

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